mercredi, février 28

Devenez riches, soyez avocat aux USA !

Vous l'avez peut-être vu passer sur clubic.com, une obscure société américaine nommée Texas MP3 Technologies attaque en justice pas moins de trois acteurs de l'industrie du baladeur numérique (Apple, Samsung et Sandisk) pour violation de son brevet portant sur un appareil de lecture de fichiers MPEG. Quelle réalité se cache derrière cette "affaire" ?

Petit exercice de décryptage.

En guise de préambule, une première constatation s'impose: l'attaque pour violation de brevet semble plutôt en vogue et, pour autant que vous soyez un avocat spécialisé dans les formats de compression, il semble y avoir matière à s'en mettre plein les poches...

Penchons-nous tout d'abord sur la société Texas MP3 Technologies. Vous ne la connaissiez pas ? C'est bien normal. Une rapide recherche sur Google avec l'expression "Texas MP3 Technologies" retourne 18'000 hits, retirer le mot Apple ("Texas MP3 Technologies" -Apple) et il n'en reste que 24, et tous traitent de cette affaire de brevets ! Autant dire que cette société sort du néant d'Internet et se paye un magnifique coup de pub. L'article de Clubic.com nous apprend de plus que cette société "spécialisée dans la défense de la propriété intellectuelle" va jusqu'à "partager ses bureaux de Marshall, Texas, avec son avocat pour plus d'efficacité". Car c'est bien là que se situe le business model de cette société, la défense de la propriété intellectuelle. Ni l'innovation, ni les produits. Juste les brevets.

Et alors, ce brevet, d'où est-ce qu'il sort ?

Il s'agit en fait du brevet américain US 7065417 déposé le 29 janvier 2002 par la société SigmaTel, Inc. (Austin, Texas) et portant le noms de deux inventeurs Coréens. Si l'on en croit le site macnn.com, SigmaTel était l'un des deux fournisseurs de processeurs de décodage du iPod (l'autre étant Samsung).

Fait intéressant, ce document appartient à une famille de 16 documents. Une famille de brevet est un ensemble de documents couvrant la même invention (pour rester simple et ne pas entrer dans des détails trop techniques, les puristes me le pardonneront). Parmi ces documents "équivalents", l'on trouve deux demandes européennes. Cette procédure a l'avantage de publier le rapport de recherche établi par l'office en charge de l'évaluation de la demande (en gros et en résumé, le rapport qui précise si l'invention est nouvelle ou non et donc pas brevetable en l'état). Le rapport attaché à la demande EP 1684300 précise que cette invention a été considérée comme étant antériorisée par la demande WO 9726744 datant du 24 juillet 1997.

En clair cela signifie "Votre invention n'est pas innovante car quelqu'un d'autre a déjà déposé un brevet sur le sujet".

Si l'on ajoute que l'antériorité porte sur les revendications 1, 2, 5, 6, 7, 10, 11 et 12, on peut considérer que la demande n'est vraiment pas solide. (nb: la revendication 1 est la principale et explique le coeur de ce qui est protégé. Une antériorité sur cette revendication peut être de nature à invalider une demande de brevet).

Conclusion: si Texas MP3 Technologies pousse vraiment l'affaire jusque devant un tribunal, je ne donne pas cher de ses chances d'aboutir à une condamnation d'Apple en se basant sur un brevet dont l'équivalent européen s'est vu antériorisé de la sorte !

Mon sentiment ? La récente condamnation de Microsoft donne des ailes à tous ceux qui ont un brevet dans le domaine de la compression de fichiers audio. Chacun tente sa chance, même si elle se base sur un cheval boiteux. Au pire cela fait une jolie pub.

J'attends avec impatience le moment où Apple remportera ses premières victoires sur le marché du téléphone mobile pour voir le nombre de sociétés actives sur ce marché et ayant des brevets qui voudront une part du gâteau (ou devrais-je dire de la Pomme).

Tu es bon ? Innoves !
Tu es riche ? Copies !
Tu n'est ni bon, ni riche ? Alors engage des avocats !

dimanche, février 25

Microsoft, Alcatel, Apple et les brevets

Vous le savez certainement déjà, Microsoft vient de se prendre une grande claque pour violation de deux brevets d'Alcatel-Lucent protégeant la "technologie MP3" (1.52 milliards de $ de dommages à payer, soit 6 semaines de Cash flow ou 15 cents par action Microsoft).

Bien que le cas ne soit pas définitivement clos, la question se pose de savoir comment cette affaire pourrait affecter d'autres acteurs de la musique numérique, à commencer par Apple. La défense avancée par Microsoft ne devrait pas être de nature à rassurer la firme de Cupertino.

James Johnston, un ancien chercheur du Bell Labs (ancêtre de Lucent, maintenant intégré dans Alcatel-Lucent), travaillant désormais pour Microsoft, est l'un des auteurs des deux brevets sur lesquels porte le litige. Se basant sur l'expérience de ce chercheur, Tom Burt (Corporate Vice president de Microsoft) prétend que la technologie MP3 utilisée par sa société (dont la licence a été acquise auprès du Fraunhofer Institute pour 16 millions de dollars) est différente des deux brevets d'Alcatel-Lucent développés par Johnston.

Toujours selon Burt, si les recherches initiales avaient été menées par le Fraunhofer Institute conjointement avec le Bell Lab, le premier possède bien les brevets du MP3 (Motion Picture Expert Group, Level 3) alors que le second aurait déposé des brevets sur la technologie du Motion Picture Expert Group, Level 2 Advanced Audio Coding autrement appelé... MPEG-2 AAC !

Pour mémoire, le format AAC, considéré comme supérieur au MP3, ne nécessite pas le payement de royalties sur le contenu distribué dans ce format. Il s'agit du format adopté par Apple pour l'iTunes Music Store...

Bref, dans un cas comme dans l'autre Apple pourrait bien se retrouver rapidement dans le viseur d'Alcatel-Lucent, que ses brevets protègent le MP3 ou le AAC...

Affaire à suivre de près, donc.

mercredi, février 21

Airport Express & Boot Camp

C'est la Gazette Officielle de l'USPTO (U.S. PATENT AND TRADEMARK OFFICE) qui nous l'apprend dans son édition du 20 février 2007: Airport Express et Boot Camp sont désormais des marques déposées par Apple.
La description accompagnant ces deux marques est la suivante:

Airport Express
Demande remplie le 6.8.2006
Hardware, software et périphérique pour la communication entre plusieurs ordinateurs et entre un ordinateur et un réseau local ou global; Logiciel pour la communication entre un ordinateur et un système de divertissement (Home entertainment system); Logiciel pour ordinateur multimédia pour la reproduction, le traitement et la diffusion (streaming) de contenu audio.

Boot Camp
Demande remplie le 25.08.2006
Logiciel de management de systèmes d'exploitation; Logiciel pour la configuration, l'installation et le management d'autre logiciels.
Bref, rien de nouveau en dehors de la confirmation qu'Apple dépose dans tout les sens (brevets, marques, designs).

PS: je profite de ce post pour vous signaler les petits changements dans le site de MacBrains. J'ai adopté le format "Nouveau Blogger" et vous pouvez désormais profiter d'un flux RSS sur les commentaires ainsi que poster vos liens sur mes news. Par contre, pas moyen de rétablir le logo dans l'entête du blog... damned, vive le progrès !

jeudi, février 15

Tablet iMac ?

Voilà qu'est publié aujourd'hui (15 février) une demande qui va dans le sens des remarques laissées par des lecteurs de MacBrains suite au post Et pourquoi pas ?.

Sous le titre "Methods and apparatuses for docking a portable electronic device that has a planar like configuration and that operates in multiple orientations", la demande de brevet US 20070035917 présente un système de dock permettant d'accueillir un appareil électronique aussi bien en position verticale (portrait) qu'horizontale (paysage).
On pense évidemment immédiatement au iPhone et à son chouette affichage "adaptatif" selon la façon dont on le tient. Cependant, à la lecture des revendications, il apparaît que ce principe est envisagé pour:
  • un appareil électronique portatif (iPod, PDA, ...)
  • un Tablet PC (expressément mentionné... )
  • un appareil portatif "plein écran" (iPhone)
La station d'accueil permet de pivoter le dispositif ainsi que de lui transférer des données et de l'énergie (une station d'accueil quoi...).
Là où cela devient intéressant, c'est que le transfert est soit basé sur le contact, soit sans contact (donc sans prise physique). Et comment que l'on transfert de l'énergie sans une prise ? Et bien en utilisant l'induction !

Ci-après, quelques unes des configurations envisagées pour le dock.Ci-dessus: fixe, horizontal ou vertical. Ci-dessous: pivotable.

Mais là où cela fait "tilt" pour moi, c'est en visualisant les schémas suivants. Ils font penser à un TabletMac que l'on accroche à un support pour en faire un simili-iMac...
L'avenir du Mac serait-il à la tablette tactile "transformable" en ordinateur de bureau ? Voilà qui me semble bien plus élégant que de devoir synchroniser un périphérique: hop, il suffit de détacher son écran et de prendre tout l'ordinateur avec soi !

vendredi, février 9

Utilisez votre iPhone comme un coffre-fort

US 20070030963 - Securing and controlling access to digital data
Date de dépot: 04.07.2005
Date de publication: 08.02.2007

L'invention faisant l'objet de cette demande de brevet a pour but la sécurisation de contenu digitaux, et plus particulièrement la restriction de l'accès à des données électroniques sensibles. Habituellement, un code de sécurité est utilisé à cette fin, ledit code étant généralement saisi au moyen d'un clavier.

Et bien l'idée ici est de se passer de clavier et utilisant un mouvement comme code. Et ce mouvement peut être "capté" par un joystick, un capteur ou ... un écran tactile.

Dans l'une des déclinaisons de l'invention, c'est un mouvement rotatif du doigt sur un touch-screen qui est utilisé. Pour imager cet aspect, la demande de brevet mentionne par exemple une roue numérotée virtuelle (affichée sur le touch-screen) que l'utilisateur doit "manipuler" pour déverrouiller son information ou son appareil, à l'image d'un coffre-fort. Il est aussi possible d'utiliser une suite de mouvements sur le touch-screen comme clé pour déverrouiller l'appareil.

Les applications possibles mentionnées sont: les ordinateurs de bureau et les portables, les téléphones mobiles, les baladeurs numériques et les PDA.Les figures ci-dessus (5A et 5B) montrent l'utilisation de la molette d'un iPod pour effectuer la combinaison destinée à déverrouiller l'appareil ou un fichier. Le numéro 505 de la figure 5A correspond au cercle de chiffre virtuellement parcouru par le doigt. En 510, on voit que le doigt a arrêté de tourner sur le chiffre 19 qui se trouve être le premier de la combinaison. Celui-ci est alors affiché en haut de l'écran (numéro 520 du schéma 5B). Et on continue avec les chiffres suivants jusqu'à l'obtention de la combinaison complète (ci-dessous: 19 34 08)Et cela fonctionne avec plusieurs "cercles virtuels" (comme sur les coffres-forts avec plusieurs molettes à numéros).

Sachant que cette demande mentionne explicitement un téléphone portable et un touch-screen, pas besoin d'être Nostradamus pour imaginer que cela pourrait très bien s'appliquer à l'iPhone. Imaginer une chouette animation de "molette de coffre-fort virtuelle" pour déverrouiller votre iPhone ou un document sensible contenu dans celui-ci ?

Voilà qui nous changerait des la saisie de mot de passe au clavier...

Pour terminer, je ne resiste pas au plaisir de vous montrer un des dessins d'une autre demande (US 20070033295) publiée aujourd'hui et traitant du transfert de données: Soit les ingénieurs de la Pomme se laissent aller, soit il demandent à leurs enfants de faire les dessins de leurs demandes de brevets...

mardi, février 6

Et pourquoi pas ?

Et pourquoi ne pas remplacer son clavier par une tablette tactile multi-points ?

Non, pour une fois il ne s'agit pas de vous présenter une demande de brevet portant le nom d'Apple, mais plutôt de vous livrer la réflexion que je me suis fait à la lecture d'une brève sur le site de SVM Mac. L'auteur y fait la remarque suivante:
"La révolution de Leopard et des nouvelles applications d'Apple sera sans doute sa compatibilité avec l'interface tactile multipoint. Et du coup, la généralisation de l'écran tactile sur les iMac ou les MacBook."
Puis:
"On peut imaginer la retouche d'image dans iPhoto en la touchant du doigt, le mixage dans GarageBand en contrôlant une console à l'écran, la mise en page dans iWeb en agissant directement sur les différents éléments..."
Alors, en lisant cette phrase m'est revenu en mémoire un schéma publié sur MacBrains où l'on voyait un écran tactile multi-points transformé en table de mixage au moyen d'un ajout de "périphérique".
Le même document proposait sur ce principe un clavier, une molette et tout un tas d'autres "ajouts".
Oui, mais... un écran d'iMac n'est pas très pratique pour ce genre d'exercice. Et en plus, si vous utilisez votre écran pour la saisie, où allez-vous visualiser le résultat.

J'en suis donc venu à l'hypothèse suivante: Apple pourrait-elle un jour commercialiser une "tablette multi-touch" USB à brancher sur son Mac, lui donnant des capacités révolutionnairement nouvelles en matière d'ergonomie sans avoir à toucher au hardware de base ? Et pourquoi ne pas utiliser cette tablette comme clavier, zone de dessin, périphérique de pointage, interface de retouche d'images (en y affichant directement l'élément à travailler) ou table de mixage ? Et après la démonstration de l'iPhone, il ne semble même pas forcément utile d'y ajouter une couche mécanique...

Ne serait-ce pas une façon élégante d'apporter cette technologie au plus grand nombre (y compris dans l'autre monde ?).

Bref, n'hésitez pas à me donner votre avis sur la question... ou à me lancer des oeufs pourris pour avoir fait une entorse au principe de MacBrains ("des faits et pas de rumeurs", bien qu'il s'agisse d'une idée et pas d'une rumeur).

vendredi, février 2

Le futur du iPhone: connection et sécurisation

Si ces derniers temps ont étés riches en demandes de brevets au nom d'Apple liées au hardware, la fournée de cette semaine est plutôt centrée sur les données, leur transfert et leur protection. Petit tour d'horizon.

US 20070006183 - Run-time code injection to perform checks

Cette demande déposée au nom d'Apple le 18 août 2005 et publiée le 4 janvier 2007 a trait aux DRM (Digital Rights Management).

L'idée est la suivante: Le système de DRM dont il est question a pour but de permettre à un éditeur de logiciel d'injecter du code dans les instructions de son programme pour en réduire l'exécution à une plateforme hardware spécifique.

Dans un premier temps, l'éditeur autorise l'application à fonctionner sur une plateforme hardware.Dans un second temps, le code DRM est injecté. Ce dernier va effectuer des vérifications périodiques afin de déterminer si le programme tourne toujours sur la plateforme autorisée. Si ce n'est pas le cas, le programme est rendu inutilisable. Ce processus de vérification est annoncé comme étant transparent pour l'utilisateur et difficile à contourner (vous remarquerez que les ingénieurs d'Apple ne sont pas dupes et n'ont pas prétendu "impossible à contourner").N'étant pas moi-même un spécialiste de la programmation, je suis incapable de vous préciser comment cela est censé fonctionner. Le contenu de cette demande s'apparente, pour moi, à du chinois (je n'ai aucune idée de ce qu'est un "key blob"... si l'un de vous veut nous éclairer sur la question, merci d'avance).

Cette demande précise par ailleurs que l'objet de la protection est plus particulièrement le système d'exploitation. Il s'agit donc ici autant de prévenir la copie de l'OS que de contrôler le type de hardware sur lequel il tourne. On voit bien où Apple veut en venir... Et Michael Dell n'est pas prêt de vendre ses PC avec un OSX pré-installé...

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US 20070028009 - Hot unpluggable media storage device

L'idée centrale de cette demande déposée par Apple le 4 octobre 2006 (publiée le 1er février 2007) est de rendre un périphérique "déconnectable à chaud" sans avoir à en "avertir" l'ordinateur auquel il est connecté et sans endommager les données qu'il contient. Cette demande s'applique (évidemment) entre autres à un "media player".

Et comment est-ce que cela fonctionne ? Et bien il suffit de déconnecter "logiquement" (au niveau "logiciel") le périphérique après chaque transfert de données entre celui-ci et l'ordinateur, sans que ceux-ci soient physiquement déconnectés. Il s'agit donc d'une "déconnection préventive" entre chaque accès à la mémoire du périphérique.Les périphériques mentionnés en exemple sont: les MP3 players (iPod), les jeux vidéos, les caméra vidéo, les appareils photos et les lecteurs multimédias (iPod vidéo).

L'iPhone sera t'il "déconectable à chaud" ?

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US 20070028109 - Configuration of a computing device in a secure manner

Cette demande-ci devrait réjouir les nombreux enthousiastes quelque peu déçus lors de la présentation de l'iPhone puisqu'il s'agit, ni plus ni moins, de donner à celui-ci la capacité d'acheter du contenu directement sur l'iTunes Store sans avoir recours à un ordinateur intermédiaire.L'appareil accède donc directement au service et s'identifie en ayant recours soit à son Electronic Serial Number (ESN), soit à son International Mobile Equipment Identifier (IMEI).

Les schéma et le texte de cette demande de brevet (The user may interact with the portable media player application, which then wirelessly (e.g., via a cellular or other wireless connection) interacts with the service) ne laissent aucun doute: Apple envisage bien de donner la capacité à l'iPhone d'acheter du contenu en direct.

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US 20070028120 - Secure software updates

Déposée le 26 juillet 2005 (et publiée le 1er février 2007), cette demande de brevet américain portant le nom d'Apple Computer détaille une méthode permettant de mettre à jour un logiciel en vérifiant au préalable son authenticité ainsi que sa compatibilité avec l'appareil électronique sur lequel il va être installé.

Rien de bien nouveau en somme, sauf que cette demande mentionne explicitement comme réceptacle de la mise à jour: un ordinateur, un PDA, un media player et ... un téléphone.

Premier constat: la publication de cette demande a certainement été retardée au maximum afin d'éviter de divulguer un indice supplémentaire quant à l'existence du projet iPhone (je vous rappel que la demande a été déposée en 2005).

Deuxième constat: la revendication 9 mentionne que la mise à jour peut se faire de façon automatique, sans nécessiter l'intervention de l'utilisateur.

Troisième constat: le texte de la demande précise que ce système de mise à jour concerne (entre autres) plus particulièrement la mise à jour d'un software de type DRM (principalement sa librairie, iTunes est explicitement cité).

Quatrième constat: la mise à jour se fait soit par connection filaire, soit par connection "mobile" (Bluetooth, WiFi, WiMax).

Bref, tout ce qu'il faut pour mettre un fil à la patte du iPhone et tenir ses DRM à jour...

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On récapitule ? Un accès direct à l'ITMS pour l'iPhone, un système de DRM et de mise à jour de celui-ci et une déconnection à chaud.

On ajoute de la "connectique" et dans le même temps on augmente le niveau de sécurisation.
On ne serait pas en train de blinder l'iPhone du côté de Cupertino ?