jeudi, avril 20

Un coup de télépomme, c’est si facile

Selon un rapport publié par Visiongain, relayé par nos excellents confrères d’iGénération, la commercialisation prochaine d’un iPhone serait non seulement logique mais carrément inévitable.

Si l’on peut se réjouir d’une telle perspective l’on est tout de même en droit de se demander à quoi ressemblera ce (déjà fameux) téléphone frappé d’une pomme et quelles en seraient les fonctionnalités.

Partant du constat que le marché du téléphone dit « intelligent » est déjà saturé d’appareils ultrasophistiqués, il semble évident qu’un téléphone Apple ayant pour seuls atouts un design d’enfer et une intégration d’iTunes ne serait qu’un téléphone de plus.

Non, si vraiment Apple sort un iPhone, celui-ci se doit de frapper les esprits avec des fonctionnalités révolutionnaires. Un iPod muni d’une antenne et d’un appareil photo ne saurait suffire pour s’imposer sur ce marché hyper compétitif (que de superlatifs…).

Alors rêvons un peu. Si l’on regarde ce qu’il y a dans les cartons d’Apple côté brevets et que l’on laisse un peu la bride sur le cou à notre imagination, voyons à quoi pourrait ressembler cet iPhone.

Première caractéristique des produits Apple (du moins celle qui est immédiatement remarquée) : le design. Il se doit d’être à l’image des Mac et autres iPod. Des lignes pures, une surface lisse. Blanc ?

Par le passé, Apple s’est bien essayé au design de téléphone mais aucun espoir de ce côté-là. C’était en 1994 (US D370671) et autant dire que c’était la préhistoire du téléphone portable. Mais quand-même, ils s’intéressaient déjà aux téléphones, du côté de Cupertino.



Seconde caractéristique : la saisie. Au vue des derniers développements chez Apple, je verrais plusieurs pistes.
1) Une interface purement vocale (après tout un téléphone c’est fait pour parler). Apple ne possède pas moins de 17 brevets US accordés dans le domaine de la reconnaissance vocale et 9 dans celui de la conversion texte – parole. Un téléphone sans touches, ça s’est « Ive ».
2) Une interface à surface tactile, du type MightyMouse. Des boutons mais non apparents.
3) Un écran tactile. C’est pas nouveau, c’est pas forcément beau, mais allié à la molette tactile faisant l’objet d’une demande en cours, ça peut être très… « exciting ».

Plus vraisemblablement : un mélange des trois (mais non, pas une molette vocale à conversion texte – bouton…)

Troisième caractéristique : l’intégration. Cet iPhone doit, à l’image de l’iPod, s’intégrer dans la chaîne technologique qu’Apple a patiemment mise en place. Ceci implique une reconnaissance par les logiciels de la suite iLife (musique, photos, vidéos, .. ?!?) et une intégration d’iTunes avec accès direct à l’iTMS. Allons plus loin dans le raisonnement. Pourquoi ne pas imaginer une intégration d’iSight dans le téléphone pour tirer parti de Photo Booth et iChat. Bien sûr, il n’existe quasiment plus de téléphone ne possédant pas de caméra mais Apple a des atouts en la matière : le système de mise au point d’iSight (WO 05002225) ainsi que l’intégration de la caméra dans l’écran (Big Apple is…).

Aller, hop, soyons fous ; une connection bluetooth transformant le tout en télécommande pour Front Row, un connecteur d’alimentation MagSafe et…

Bon on se calme. Si ce téléphone fait déjà la moitié de ce qui est décrit ci-dessus, on pourra s’estimer content. En fait, on pourra déjà être content si il existe un jour (et à quel prix…).

Et vous, tant qu’à faire, c’est quoi votre délire iPhone ?

mardi, avril 4

La Pomme a l’oreille fine

Utiliser son Mac pour diffuser de la musique dans son salon fait partie de la réalité de bon nombre d’entre nous. AirPort Express allié à iTunes y sont pour beaucoup. Il semblerait qu’Apple n’entende pas en rester là dans sa conquête auditive de notre salon. Preuve en est, la demande de brevet européen EP 1641318 qui propose une technologie permettant une amélioration significative de la qualité auditive du son émis par des haut-parleurs.

L’idée est la suivante (les numéros entre parenthèses se rapportent au schéma ci-dessous) :
Un ordinateur (308) transmet un signal (wireless) aux haut-parleurs (302 et 304), ce signal inclus un protocole de synchronisation. Les haut-parleurs transmettent à leur tour un signal de contrôle à l’ordinateur. Cet échange de signaux permet de synchroniser les haut-parleurs selon un « temps universel » (pour que les haut-parleurs diffusent simultanément la musique malgré leur éloignement différent de la source du signal). Une variation est mentionnée selon laquelle l’ordinateur diffuse un « schéma acoustique » aux haut-parleurs (ben oui, un schéma acoustique… j’aimerais bien vous y voir, vous, traduire le terme « pattern »). Un appareil de mesure (306) positionné à l’endroit d’écoute (310, là où vous vous trouvez, disons votre sofa) capture le signal transmis par chaque haut-parleur et le retransmet à l’ordinateur. Ce dernier est alors en mesure de modifier le volume de l’un ou l’autre haut-parleur afin d’égaliser le niveau sonore et de vous permettre, assis sur votre sofa, d’avoir vraiment l’impression que Kurt Cobain vous hurle dans les oreilles et non plus d’avoir un Kurt et son clone qui chantent dans votre salon mais pas avec la même force (pour les lecteurs allergiques aux chanteurs survoltés, remplacez « Kurt Cobain » par « Céline Dion » et rendormez-vous…). Ce dispositif de retour pourrait très bien s’intégrer dans une télécommande qui, généralement, est située près de l’auditeur.

Génial, non ?

Seulement voilà : si l’on en croit le rapport de recherche de l’office européen, d’autres y ont déjà pensé ! Qui sont ces petits malins ? Thomson et… Microsoft.

PS : aujourd’hui je me suis rendu à la Foire de Bâle pour le boulot. O surprise, sur le stand Seiko, une rangée d’iPod vidéo permettaient la visualisation de films publicitaires. Décidément, on a pas fini de lui trouver des application à celui-là (l’iPod, pas le film publicitaire).

Ici l'iPod intégré dans le stand


Une vue plus large, l'iPod est visible à droite.